Heike Auerbach offre un lifting à T-Systems Amérique du Nord.
Il ne serait pas exagéré de dire que Heike Auerbach vit au paradis. Le jardin de sa propriété de la banlieue de Phoenix, dans l'Arizona, donne sur le luxuriant Starfire Golf Club, une partie du Scottsdale Country Club. Sur l'horizon se découpent les montagnes de l'Arizona. « Je ne ressens plus le besoin de voyager maintenant », plaisante cette responsable polyglotte de 41 ans. « Je vis là où d'autres passent leurs vacances. »
Heike Auerbach est d'un naturel aussi peu ombragé que le climat du Sud-Ouest américain où elle vient de s'installer. « J'ai le meilleur job du monde », affirme-t-elle. Originaire de Stuttgart en Allemagne, elle a quitté l'Europe il y a 12 ans, pour venir s'installer à Phoenix l'été dernier. Auparavant, elle a vécu un an à New York, deux à Detroit, la capitale de l'automobile et huit à Johannesburg, en Afrique du Sud. Son nomadisme a de nombreux avantages, explique-t-elle : « mon expérience à l'étranger est très intéressante. J'ai beaucoup appris et découvert des cultures différentes. Ma famille vit en Allemagne et j'ai des amis dans le monde entier, mais grâce aux technologies de communication modernes, je n'ai aucune difficulté à garder le contact. »
La personne qu'il fallait
Mme Auerbach ne regrette pas de vivre à Scottsdale, dans la banlieue de Phoenix et Mecque des golfeurs aux États-Unis. Au contraire, elle ne peut déjà plus s'en passer. Ses premières impressions : « Les gens sont très décontractés et très accessibles. Je m'imagine bien passer ma vie ici. » C'est bien ce qui pourrait lui arriver : après un délai record de seulement neuf mois, la très demandée carte verte est arrivée dans sa boîte aux lettres. « Je peux rester aussi longtemps que je le souhaite. Mais qui sait où me mènera ma prochaine mission... »
Bien qu'expatriée depuis de nombreuses années, Mme Auerbach n'a jamais pu se défaire de son accent souabe. Malgré une plus grande aisance en anglais que dans son allemand natal, le rythme chantant si caractéristique continue à transparaître. Elle a conservé une manière de parler détendue, si typique de sa région. Mais ne vous méprenez pas sur son attitude décontractée : cette dame est là pour faire des affaires. Elle occupe depuis un an le double poste de directrice générale de T-Systems North America et de responsable finances. Elle est entrée en fonctions au moment où la société luttait pour ne plus être dans le rouge. « Toute l'équipe a travaillé jour, nuit et week-ends pour remettre la société sur les rails. Je n'avais pas vraiment le temps d'aller jouer au golf. »
Quand on a un agenda aussi rempli que celui de Mme Auerbach, on ne peut pas se permettre d'y aller par quatre chemins. « Mon approche de la communication est directe et honnête », dit-elle de sa méthode de management. « Il est certes important de dire aux gens dans quels domaines ils peuvent s'améliorer, mais il est tout aussi important de reconnaître les résultats excellents. Je me vois plus comme une coach d'équipe. » Chaque trimestre, elle rencontre toute l'équipe de direction et informe les employés de l'évolution de l'entreprise. « Mais la communication ne doit pas être unilatérale », affirme-t-elle. « Je veux que mes employés me fassent part des difficultés qu'ils rencontrent et des éléments que les managers peuvent améliorer. »